Historique

Introduction


Sur une légère éminence, au milieu d’une campagne douce au regard, le village de Saint Georges des Côteaux s’élève, avec son clocher massif et ses maisons étagées, à la configuration harmonieuse, à l’aspect riant et fleuri.
Son histoire fait preuve d’une forte personnalité, et même d’un certain esprit de résistance aux autorités. Comme toute la région, Saint Georges des Côteaux fut lontemps occupé par les anglais qui se servirent du clocher comme tour de guet.
Le village souffrit beaucoup durant cette période, l’église romane fut en partie détruite. Les guerres de Religion - au XVI ème siècle - y furent également très violentes, la Réforme ayant fait ici de nombreux adeptes. Un temple fut élevé sur l’emplacement actuel de l’école et inauguré le 1er novembre 1613. Une chapelle seigneuriale se trouva édifiée à la même époque par Françoise Vigier, dame de Saint Georges, épouse de Guy Chesnel, au lieu-dit La Mothe.
Au XIXème siècle, on pouvait encore voir les ruines d’un château ayant appartenu au Marquis de Senneterre, Maréchal de France.

Extrait du livre de Monique PERROGON “Promenade au pays du temps jadis entre Charente et Arnoult” 1974.



Economie locale (début 20ème siècle)




Une laiterie installée à la limite des communes de Saint Georges des Coteaux et Nieul les Saintes générait une activité économique locale très dynamique. Cette laiterie dont les bâtiments sont encore visibles, a fait partie de la société Chambourcy. Elle est désafectée depuis les années 80.

Comme cela se pratiquait à l’époque, une porcherie était installée juste à côté de la laiterie. Les porcs étaient nourris avec le petit lait et les restes laitiers générés par la laiterie elle-même. Ainsi tout était recyclé bien avant l’heure écologique.




vOrigine de l'industrie laitière

Les moyens de transports (début du 20ème siècle)
 
A la suite du décret du 22 décembre 1900 qui déclare d’intérêt public le Tramways, la Compagnie des Chemins de Fer économiques des Charentes ouvrit une voie ferrée reliant Saintes à Marennes, en 1902.
Elle jalonnait de gares, appelées “gares économiques”, toute la campagne de la Charente Inférieure (passant par Les Essards, Port d'Envaux, Nieul les saintes -St Georges, Plassay...).


 
 
Pierre TAITTINGER (1887-1965) :
un lorrain adopté par les St Georgeais
 


Saint Georges des Coteaux, fut administrée pendant 30 ans (1919-1937 puis 1953-1965) par Pierre TAITTINGER :
-Député de Charente Inférieure (1919),
-Président du Conseil et Député de la ville de Paris (1943),
-Commandeur de la Légion d’Honneur (1940),
-Député Honoraire à l’Assemblée Nationale,
-Membre du Parlement de 1919 à 1940,
-Président de la Société du Louvre.

Pour la commune de Saint Georges des Coteaux, Pierre TAITTINGER réalisa entre autre :

- 1927 installation du réseau électrique et renforcement en 1959,
- remise à neuf de toute la voie vicinale et construction de bordures avec canivaux, dans la traversée du bourg,
- 1956 construction du groupe scolaire avec son plateau d’éducation physique,
- construction et aménagement du bureau de Poste,
- construction du réseau d’adduction d’eau potable,
- réorganisation de la cantine scolaire,
- restauration de l’Eglise, classée “Monument historique”,
- dotations annuelles de deux prix d’encouragement à la jeunesse,
- aménagement et décoration florale des places.

Pierre TAITTINGER est l’auteur des ouvrages suivants :
- “Notre dernière chance”
- ”Ce que le pays doit savoir”
- ”Et Paris ne fut pas détruit”

Une place à son nom a été inaugurée le 05 juin 1966, dans le bourg de Saint Georges des Coteaux.

ccorrespondance de P. Taittinger ...

Cartes postales d'antan
Remerciements à C. PERTHUS pour tous les documents anciens.
   
 
 
 


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